Le sucre – Néfaste pour la santé et la biodiversité

Le sucre

Légumes en conserve, vinaigrettes, sushi, pain, pizza, poisson pané, etc, tous ces aliments sous leur forme industrielle ont un petit ami en commun, qui ne vous veut pas que du bien.

Le sucre, une denrée abondante, peu chère et addictive, s’est invité dans chaque recoin de l’alimentation moderne au détriment de votre santé.

En effet, l’Organisation Mondiale de la Santé recommande de maintenir la consommation de sucre en dessous de 5% de l’apport calorique quotidien. Malheureusement, la plupart des Occidentaux ont une consommation de sucre très largement au-delà de cette recommandation.

Et en dépit des constants efforts de communication des autorités et autres professionnels de la santé, les niveaux de production et de consommation de cet aliment ne baissent pas.

Le sucre est profondément ancré dans nos habitudes alimentaires et on peut difficilement citer des aliments de consommation courante aujourd’hui sans son omniprésence. Et

Pourtant, le prix à payer pour cette friandise dont notre société est totalement accro, est extrêmement élevé.

Le sucre – Une addiction générale

Aujourd’hui, la surconsommation de sucre pose à la fois un problème environnemental et de santé publique.

Les effets délétères du sucre font partie de ces rares sujets faisant l’unanimité au sein de la communauté scientifique. Par exemple, le sucre est toujours identifié comme la principale cause de carie dentaire, bien qu’un brossage régulier puisse en contrer les effets. Mais si les dents peuvent être sauvées de cette façon, l’organisme tout entier pâti sévèrement de l’ingestion du sucre.

On ne compte en effet plus aujourd’hui, le nombre d’études scientifiques ayant clairement mis en évidence le rôle prépondérant du sucre dans le développement de l’obésité et du diabète de type 2. Par ailleurs, l’amplitude de ces tares est décuplée lorsque sa consommation se fait dans le délicieux mais Ô combien dangereux combo sucre et graisses saturées, comme le beurre par exemple. Et l’association de glucides tels que la farine de blé, les barres chocolatées, les céréales pour petit-déjeuner et autres instruments de l’obésité ne faisant qu’accentuer davantage l’ampleur du danger, rappelle le diététicien-nutritionniste Hugo Blanc.

La consommation de sucre se fait certes par le biais d’aliments solides, mais c’est surtout sous forme liquide que passe le gros du flux. Et dans cette catégorie, la boisson gazeuse est la principale source mondiale de calories sucrées.

Des victimes par millions

Alors que les taux de surpoids et d’obésité montent en flèche, le diabète de type 2 qui en découle si souvent, suit une progression similaire. Pour ne rien arranger, le sucre est extrêmement bon marché. Son accessibilité couplée à la gourmandise (sans parler de son omniprésence) rend très difficiles les actions pour persuader les plus gourmands de réduire leur consommation. La malbouffe chargée de sucre est particulièrement séduisante pour les enfants qui malheureusement rejoignent de plus en plus le rang des personnes obèses et diabétiques.

En 1985, on comptait environ 30 millions de personnes souffrant du diabète dans le monde. En 2000 soit 20 ans plus tard à peine, ce chiffre était déjà passé à 171 millions. Par ailleurs, l’OMS prévoit que ce chiffre doublera pour atteindre au moins 366 millions d’ici 2030. Quand on sait que le diabète est responsable de 5,1 millions de décès par an soit une mort toutes les 7 secondes, il est plus qu’évident qu’un changement de paradigme s’impose. Lisez cet article de conseils pour manger moins sucré.

Des écosystèmes entiers menacés de destruction totale

La facture de la consommation de sucre n’est pas que sanitaire ; la biodiversité de l’environnement en fait également les frais ; et pas qu’un peu.

La canne à sucre a causé une plus grande perte de biodiversité sur la planète que toute autre culture unique. Pour la planter, les agriculteurs doivent détruire de phénoménales superficies de nature sauvage.

De plus, elle nécessite de grandes quantités d’eau, environ 37 litres d’eau pour produire 0,45 kilo de sucre raffiné. A cela s’ajoutent les produits chimiques introduits par les différents engrais et les eaux usées qui polluent les champs et les sources d’eau adjacentes.

La culture de la canne à sucre a tué des millions d’animaux et de plantes. Cette production pollue souvent les écosystèmes d’eau douce avec du limon et des engrais en provenance des fermes, ainsi que des matières végétales et des boues chimiques provenant des usines. Par exemple, dans la Grande Barrière de Corail et le Récif Mésoaméricain, ces substances endommagent et détruisent les écosystèmes coralliens à un rythme effrayant.

La production de sucre alimente également la déforestation dans certains des écosystèmes les plus menacés du monde. On peut notamment citer la forêt atlantique du Brésil qui couvrait autrefois une superficie massive, mais désormais réduite à seulement 7% de sa taille d’origine. À l’allure où évolue la situation, les producteurs devront cultiver près de 50% de terre en plus d’ici 2050 pour répondre à la demande mondiale de canne à sucre prévue.